Partager sur facebook
Partager sur linkedin

Une fois que ma décision est prise, j’hésite longuement !!!!

Ces mots facétieux de Jules Renard, écrivain Français (19ème/20ème siècle), père de Poil de Carotte, font sourire tant ils pointent une contradiction entre la décision et l’action. L’indécis qui est hésitant ne choque pas: c’est dans son caractère foncier. Mais le décideur, rôdé aux prises de décision, aisées ou complexes, qui hésite: c’est moins fréquent !

Le cheminement de la décision:

Le principe de la décision résulte d’un cheminement : d’abord, du temps pour analyser les tenants et aboutissants du problème et les avantages et les limites de la décision à prendre. La consultation de l’équipe est recommandée. Les avis sont éclairants. Ils permettent de corriger certains aspects de la solution que l’on envisage de promouvoir. Une fois évaluée, discutée, amendée, la décision s’applique rapidement.

Alors, y-a-t-il une place pour l’hésitation au moment d’agir?

Il semble que oui. La place de l’intelligence tactique. Celle qui observe au dernier moment le contexte dans lequel la décision mûrement analysée va s’appliquer. Et qui peut infléchir jusqu’au dernier moment le sens, le contenu de la décision. C’est le poids des éléments exogènes de l’environnement qui peuvent modifier l’assise de la décision. C’est la motivation de l’équipe qui doit mettre en œuvre avec plus ou moins de zèle la décision. Ce sont les clients envers lesquels la décision doit s’appliquer et qui peuvent la rejeter tacitement. Sentir ces aspects devient un atout, comme un sixième sens tactique, qui peut éviter que ne se commettent de grosses erreurs.

En bref:

Le manager doit réaliser ce travail d’analyse préparatoire à la décision, confronter les éléments de la décision projetée aux avis et critiques des membres de son équipe, voire des clients selon le sujet. Il doit aussi agir avec célérité lorsque la décision est simple et peu sujette aux variations de l’environnement. Il paraît utile pour les décisions complexes de prolonger la phase d’analyse jusqu’au dernier moment. Être sûr que tous les paramètres fluctuants autour du projet ont bien été appréhendés et ne pas hésiter à … hésiter encore un peu!
L’hésitation peut ainsi se révéler être un facteur de performance. L’action intempestive, au contraire, source de nombreux désagréments.

Prenez le temps et ne le lâchez pas trop vite !!!

Si vous avez aimé cet article, merci de le partager.

Plus d'articles

Dessin d'un bonhomme portant une armure, une épée et un noeud papillon
2 min d'information
Solenne Romagni

Du bienfait de l’armure dans la panoplie du manager

Le manager, dans son apprentissage du métier, va très vite découvrir les pièges , les embûches, la course aux résultats, la concurrence exacerbée. Il va devoir s’équiper en conséquence. Se former, s’entraîner à résister aux pressions multiples, il va devoir enfiler une « armure », sorte de bouclier anti stress, que lui seul est en capacité de créer. C’est du sur-mesure!!! chacun doit prendre le temps de développer des forces pour endurer critiques et stress. Armurons-nous!

Lire la suite
Image d'un des posters de la série les 10 principes du colibri
2 min d'information
Solenne Romagni

Je m’exprime avec justesse

La justesse dans l’expression crée les conditions propices au dialogue, à l’échange , à l’interaction. Elle ouvre un espace de liberté dans lequel chacun peut avancer ses arguments.

Lire la suite

Furk accompagne de manière innovante les individus, les équipes et les organismes dans leur besoin de transition organisationnelle.

Recevoir notre newsletter

risus leo. neque. velit, massa adipiscing
0