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Je fais confiance

Image d'un des posters de la série les 10 principes du colibri

La confiance, cette ligne de crête

Édicter quelques règles, puis faire confiance! On pourrait résumer ainsi la bonne posture. Faire confiance, deux mots mais combien d’ornières sur le chemin! C’est probablement la posture la plus délicate car elle implique à la fois de l’empathie et de la clairvoyance. C’est une ligne de crête exigeante. Trop de confiance conduit au danger, pas assez de confiance mène au désengagement. Quant à la défiance, elle est un abandon d’humanité en rase campagne.

Fruit d’un fragile équilibre entre les forces d’agir et de penser

Ce postulat ne se décrète pas. Il est le fruit d’un combat permanent qui consiste à donner à chacun les possibilités d’exprimer sa créativité sans restriction préalable ou idée préconçue stérilisante. Pour donner sa confiance, en maîtrisant le risque, il faut procéder par étapes. D’abord, s’efforcer de bien expliquer ce que l’on attend de l’autre ou de l’équipe en termes d’objectifs, de calendrier, de moyens. Ensuite, de recueillir les remarques, inquiétudes ou suggestions de l’équipe et procéder aux ajustements rendus nécessaires par la recherche de l’adhésion. Enfin, au cours de la mise en œuvre mettre en place un dialogue de gestion et d’organisation pour lever les doutes et répondre aux questions. La confiance est omniprésente au cours du processus. Elle est un invariant et doit accompagner la conduite du projet.

La confiance n’est pas un laxisme

La confiance n’exclut pas le contrôle. Mais le contrôle doit demeurer un des moyens de pilotage du projet et non une fin en soi, qui décourage les volontés, brise la créativité, et muselle la diffusion d’une culture de la confiance et de l’adhésion.

Au commencement, il doit y avoir la confiance en soi: elle est une longue quête qui doit se garder de nombreux écueils: suffisance, prétention, égocentrisme, arrogance. Elle flirte davantage avec l’humilité, l’écoute, l’empathie et la bienveillance.

Lorsque la confiance en soi s’établit, reposant sur le savoir-faire et le savoir-être, elle crée et favorise l’instauration d’un climat favorable à l’expression des potentialités de chacun. Pas de confiance sans compétence reconnue. La compétence, l’esprit de dialogue, le goût pour l’explication sont les éléments constitutifs de toute confiance, qui devient le ciment de l’équipe.

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